La Mauritanie rétablit un couvre-feu pour faire face au Covid-19 (Illustration)
La Mauritanie rétablit un couvre-feu pour faire face au Covid-19 (Illustration)

Coronavirus : face à la deuxième vague, la Mauritanie rétablit un couvre-feu

Alors que le coronavirus (Covid-19) continue à sévir sur le sol mauritanien, les autorités ont annoncé le rétablissement d'un couvre-feu nocturne pour éviter la saturation des hôpitaux du pays.

Badr Kidiss
Rédigé le

La situation se complique en Mauritanie. Quelques jours après avoir annoncé la fermeture des écoles et des universités pour faire face à la deuxième vague de coronavirus, les autorités ont officialisé un nouveau couvre-feu nocturne. Dès cette semaine, la prière collective du vendredi est aussi suspendue dans les mosquées jusqu'à nouvel ordre, a indiqué le ministère des Affaires islamiques dans un communiqué.

Entré en vigueur depuis ce 13 décembre, le couvre-feu a été imposé de 18H00 à 6H00 (locales et GMT) en raison d'un "accroissement inquiétant des cas de contamination au coronavirus et des décès qu'il a causés, et en renforcement des mesures barrières qui sont actuellement les meilleures armes dont nous disposions", a expliqué la présidence dans un communiqué.

Le couvre-feu faisait partie des mesures rigoureuses prises après le premier cas confirmé de Covid-19, avec la fermeture des frontières, des écoles et des marchés, et l'interdiction des rassemblements, des prières collectives et de la circulation entre les régions. Ces dispositions ont été levées depuis, dont le couvre-feu en juillet. Mais après un recul, la Mauritanie connaît depuis peu, comme d'autres pays africains, une augmentation significative du nombre de contaminations. Rien que le samedi 12 décembre, les autorités ont recensé 279 cas supplémentaires, tout en déplorant 7 morts des suites du Covid-19. 

Plus de 10.000 cas et des hôpitaux qui saturent

La Mauritanie a déclaré officiellement plus de 10.000 cas et 222 décès depuis l'apparition du virus fin mars 2020, pour une population d'environ 4 millions. Le directeur de la santé publique Sidi Ould Zehave a déclaré que les centres hospitaliers "s'approchent de la saturation" et que 60% des personnels médicaux sont réquisitionnés dans les centres de santé. 

Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères, Ismail Ould Cheikh Ahmed, a exprimé devant les diplomates étrangers son "inquiétude face au développement des cas", et demandé de l'aide, a rapporté l'Agence mauritanienne d'information. Alors que la fermeture des établissements éducatifs était initialement prévue pour deux semaines, elle sera prolongée jusqu'au 4 janvier, a annoncé récemment le ministère de l'Education.