À Casablanca, la distanciation sociale reste difficile à faire respecter
À Casablanca, la distanciation sociale reste difficile à faire respecter

Coronavirus au Maroc : le confinement perdure mais semble difficile à respecter

Alors que le Maroc fait face à une circulation active du coronavirus, de nombreux habitants de quartiers populaires ne respectent plus le confinement.

Badr Kidiss
Rédigé le

De nombreux rassemblements, des gestes barrière de moins en moins respectés. Alors que le Royaume s'approche de la barre des 6500 cas du nouveau coronavirus (Covid-19), de nombreux habitants de quartiers populaires, à Casablanca et à Fès, ne respectent plus le confinement qui court jusqu'au 20 mai. 

Le week-end dernier, une vidéo montrant des dizaines de personnes sans masques, en train de jouer un match de football ou pratiquer des étirements en plein air, devant le palais royal de Fès, a provoqué un tollé de réactions sur les réseaux sociaux. Depuis, les patrouilles de police se multiplient dans les quartiers Bendabbab et Aïn Qadous, là où se situe le palais royal. 

Même son de cloche à Casablanca, notamment au quartier Hay Hassani, à Lissasfa et à Hay Moulay Rachid, où "il y a beaucoup de monde dehors", remarquent les Casablancais qui espèrent une maîtrise rapide de l'épidémie de coronavirus.

Vers une prolongation du confinement ?

A l'heure où les autorités s'efforcent à faire respecter le confinement, le Royaume semble se diriger vers une nouvelle prorogation de l’état d’urgence sanitaire. Un prolongement qui s'expliquerait par le relâchement observé et le non respect des gestes barrières dans plusieurs villes du pays.

Pour le ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb, une série de conditions doivent être réunies pour le déconfinement, de sorte à éviter un retour en arrière dans le combat marocain contre la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19).