Coronavirus : Abdelmadjid Tebboune, le président algérien, de retour en Allemagne

À peine rentré et déjà reparti ! Le président algérien est de nouveau hospitalisé en Allemagne, seulement deux semaines après son retour en Algérie. Il doit être soigné pour des complications liées au coronavirus.

Alicia Mihami
Rédigé le , mis à jour le
Le président algérien a achevé son protocole de soins (photo d'illustration)
Le président algérien a achevé son protocole de soins (photo d'illustration)

Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, est retourné dimanche en Allemagne pour se faire soigner de complications touchant l'un de ses pied, suite de sa récente contamination au Covid-19. Cette nouvelle visite en Allemagne survient moins de deux semaines après son retour au pays, au terme d'un séjour de deux longs mois dans un hôpital spécialisé allemand. 

Aucune précision n'a été donnée quant à la durée de ce nouveau séjour, mais le président a précisé, dans une vidéo que son retour en Allemagne « était prévu, comme l’avaient programmé les médecins, pour poursuivre le protocole de soins." Ces soins, qui ne revêtaient pas un caractère d'urgence, avaient été reportés en raison d'engagements du président liés au traitement de certains "dossiers urgents", comme la signature de la loi de finances 2021 avant le 31 décembre 2020. 

Des complications liées à l'intubation

Les soins dont doit bénéficier le président sont liés à sa longue période d'intubation. Selon une étude française, les malades du Covid-19 qui ont du être intubés et ventilés courent un risque élevé de souffrir d’une phlébite, c’est-à-dire l’apparition de caillots de sang dans leurs veines, avec des conséquences potentiellement graves :  embolie pulmonaire, oedème...

Abdelmadjid Tebboune a affirmé qu'il aurait peut-être à subir "une opération chirurgicale simple au pied", et qu'il restait aux commande du pays. Mais les Algériens restent inquiets après deux longs mois d'absences, qui ont rappelé à la population les années de présidence fantôme d'Abdelaziz Bouteflika. En attendant le retour de son président, l'Algérie s'organise pour démarrer sa campagne de vaccination dès la fin du mois.