Au Maroc, un célèbre chirurgien plasticien poursuivi en justice pour escroquerie et falsification de factures médicales

Aux dernières nouvelles, le chirurgien plasticien El Hassan Tazi et son épouse font partie des suspects.

Badr Kidiss
Badr Kidiss
Rédigé le , mis à jour le
Le célèbre chirurgien plasticien casablancais, El Hassan Tazi, serait en détention préventive
Le célèbre chirurgien plasticien casablancais, El Hassan Tazi, serait en détention préventive

C'est une affaire particulièrement sordide que s'apprête à juger le Maroc. Le docteur en chirurgie plastique, El Hassan Tazi, serait actuellement en détention préventive à la prison Oukacha à Casablanca, pour soupçons d’escroquerie et de traite d'êtres humains. Son épouse, son frère et deux autres employés de sa clinique privée, seraient détenus pour le même motif, alors que trois autres seraient poursuivis en état de liberté. C'est en tout cas ce qu'on peut lire sur différents médias marocains, depuis ce 4 avril. 

Dans un communiqué, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a annoncé que la Brigade nationale de la police judiciaire a déféré, devant le parquet compétent, 8 individus, dont une femme et le propriétaire d’une clinique privée, pour leur implication présumée dans une affaire d’escroquerie et de faux et usage de faux en lien avec des factures de soins médicaux. 

La principale prévenue serait... la femme du chirurgien

Selon l’enquête de la DGSN, les mis en cause seraient impliqués dans la constitution d’une bande criminelle visant à collecter des sommes d’argent auprès de bienfaiteurs sous couvert de s’acquitter des frais d’hospitalisation de patients démunis, soignés dans la clinique où exercent la majorité des suspects qui gonflaient frauduleusement les factures afin de soutirer d’importantes sommes d’argent. 

Le communiqué précise aussi que les recherches et investigations intensives menées par les services de la Sûreté nationale ont permis "l’interpellation de la principale prévenue, qui nouait contact avec les supposés patients et les prenaient en photos sous prétexte de leur venir en aide, avant de se servir de ces photos pour amasser d’importants dons, justifiés moyennant des factures falsifiées et de faux rapports et bilans médicaux, en complicité avec ses acolytes". Il en fallait peu pour que certains médias marocains estiment que la principale prévenue serait la femme du Dr El Hassan Tazi. Affaire à suivre...