Après le flop AstraZeneca, la RD Congo mise sur de nouveaux vaccins anti-Covid-19

Après la péremption des premières doses du vaccin d'AstraZeneca, la République démocratique du Congo annonce l'arrivée de nouveaux lots des sérums de Pfizer, Sinovac et Johnson & Johnson pour lutter contre la nouvelle vague de Covid-19.

Arnaud Ntchapda
Rédigé le , mis à jour le
Des vaccins Pfizer sont attendus en Tunisie (photo d'illustration)
Des vaccins Pfizer sont attendus en Tunisie (photo d'illustration)

C’était prévisible. Le vaccin AstraZeneca ne va plus être sollicité en République Démocratique du Congo après la péremption des premières doses reçues en mars dernier. Les autorités locales, le président de la République Félix Tshisekedi en tête, avaient émis des réserves sur la qualité de la substance pathogène. "Je dois avouer que moi aussi, avec toute la campagne qu’il y a eu autour d’AstraZeneca, sa suspension, un certain moment, par 11 pays de l’Union européenne, nous a fait douter un moment”, soutenait le chef de l’Etat alors en visite dans la ville sinistrée de Goma, le 13 Juin dernier.

Il annonçait dans le même temps des changements dans la façon de mener les opérations de vaccination. "Nous allons viser la diversification et  accroître l’information auprès du peuple. Nous allons nous même prêcher par l’exemple en nous faisant vacciner", avait-il informé. La nouvelle stratégie se met déjà en place.  

Des ministres seront vaccinés   

Le 26 Juin dernier, le gouvernement congolais a annoncé que 5,9 millions de doses de vaccins avaient été commandées auprès des laboratoires Pfizer, Sinovac et Johnson & Johnson. Pour convaincre les populations sceptiques, le ministre en charge de la santé Jean-Jacques Mbungani Mbanda annonce une campagne de communication et la vaccination de certains membres du gouvernement.

Entamée le 19 Avril, la vaccination contre le Covid-19 n’attire pas des foules. A ce stade, près de 50.000 personnes dont près de la moitié à Kinshasa, le plus gros foyer de contamination au Covid-19 sur le territoire national, ont reçu leurs doses. Une mauvaise nouvelle, à l'heure où l'Afrique fait face à une troisième vague qui semble plus forte que les précédentes.