Hichem Mechichi et Kaïs Saïed tentent de lutter contre le Covid-19 (photo d'illustration)
Hichem Mechichi et Kaïs Saïed tentent de lutter contre le Covid-19 (photo d'illustration)

A l'ère du Covid-19, la Tunisie relance le service militaire pour les jeunes diplômés en médecine

Le président de la République, Kaïs Saïed, a décidé de convoquer le personnel médical et paramédical y compris les spécialistes biomédicaux diplômées au cours des trois dernières années, à effectuer le service national.

Ammar Belahcen
Rédigé le , mis à jour le

Et voilà le type même de bonne idée… Alors que les hôpitaux tunisiens sont submergés par la pandémie de Covid-19, le président de la République, Kaïs Saïed, a décidé convoquer le personnel médical et paramédical y compris les spécialistes biomédicaux diplômées au cours des trois dernières années, à effectuer le service national.

Face aux difficultés rencontrées par le système de santé tunisien, les autorités ont décidé d’opter pour un retour du service national pour le personnel médical. Les personnes concernées devront contacter le centre régional de Conscription et de Mobilisation le plus proche pour être enregistrées puis réparties entre les régions, détaille le communiqué de la Présidence. Mais pour l'heure, on n'en sait pas plus sur le type de service national prévu pour les diplômés en médecine. Rappelons qu'en Tunisie, les jeunes hommes sont appelés à se rendre sous les drapeaux à l'âge de vingt ans, tout comme les femmes sur demande depuis mars 2003. Mais seulement une minorité d'entre eux effectue réellement le service national.

Une répartition par taux d’incidence

Alors que près de 600.000 Tunisiens sont complètement vaccinés contre le coronavirus, le président Kaïs Saïed a également décidé de créer des équipes de travail constituées de représentants des forces armées et de sécurité pour intensifier les opérations de vaccination anti-Covid, selon les recommandations du Comité Scientifique de la vaccination. 

Pour travailler efficacement, l’exécutif tunisien a décidé de diviser le pays en districts comprenant deux ou plusieurs gouvernorats, selon le taux d'incidence du coronavirus pour 100.000 habitants au cours des 14 derniers jours. Il s'agit, en outre, de former des équipes de travail de terrain dans les districts prioritaires en termes de propagation de l'infection pour entreprendre les opérations de vaccination. 

Selon la même source, l'application de ces mesures commencera à partir du gouvernorat de Tataouine qui connaît une large propagation du coronavirus et le classement des régions sera revu en fonction du degré de la propagation de la pandémie. Le président de la République a imputé "la perte de la bataille contre la pandémie à un certain nombre de choix politiques qui n'ont pas tenu compte des droits de l'homme les plus élémentaires et dictés par des intérêts partisans étroits".