Les médicaments antipaludiques permettent de prévenir la maladie
Les médicaments antipaludiques permettent de prévenir la maladie

Paludisme : Un grand pas vers un traitement ?

Le paludisme tue encore des centaines de milliers d'Africains mais, des chercheurs de l’institut Pasteur de Lille viennent d'identifier un gène essentiel du parasite responsable du paludisme. De quoi espérer un nouveau traitement ?

Badr Kidiss
Rédigé le , mis à jour le

Alors que le paludisme, qu'on appelle aussi malaria ou fièvre des marais, tue chaque année plus de 430.000 personnes dans le monde, essentiellement en Afrique, aucun vaccin efficace n'existe. Pire, le parasite Plasmodium, qui est responsable du paludisme, résiste de plus en plus aux traitements actuels. A tel point que la lutte contre le paludisme, l'une des premières causes de mortalité au monde, stagne depuis quatre ans, d'après le dernier rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Mais cette situation pourrait bientôt changer suite à la découverte réalisée par une équipe de chercheurs de l'institut Pasteur de Lille, en France. Ces derniers ont réussi à identifier un gène capable d’interagir avec la maladie. Il s'agit du GEXP15, une protéine spécifique de Plasmodium, qui régule la maladie. En isolant ce gène, les chercheurs constaté "une perte de virulence du parasite et un blocage complet du développement chez le moustique". 

Un espoir d'un nouveau traitement

Actuellement, en l’absence de vaccin efficace, les principaux traitements antipaludiques sont des combinaisons thérapeutiques à base d'artémisinine, une substance issue d'une plante découverte par la médecine chinoise il y a 2000 ans. Mais l'institut Pasteur de Lille estime que cette nouvelle découverte "pourrait contribuer à la découverte de nouvelles cibles thérapeutiques pour lutter contre le paludisme".

Toujours est-il que l’OMS estime que le monde n’est pas en bonne voie pour atteindre les buts fixés pour 2030, à savoir réduire de 90 % le nombre de cas de paludisme et les taux de mortalité liés au palu.