Avec les moustiquaires imprégnées, le Congo-Brazzaville va pouvoir lutter contre le paludisme
Avec les moustiquaires imprégnées, le Congo-Brazzaville va pouvoir lutter contre le paludisme

Paludisme : 3 millions de moustiquaires arrivent au Congo

Après avoir stoppé ses subventions au Congo-Brazzaville, le Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme renoue avec le pays qui s'apprête à lancer une grande campagne de distribution de moustiquaires imprégnées d'insecticide.

Badr Kidiss
Rédigé le , mis à jour le

L'aide est de retour. Sept ans après avoir suspendu ses subventions au Congo-Brazzaville, le Fonds mondial de lutte le sida, la tuberculose et le paludisme a décidé de rétablir sa coopération avec le gouvernement congolais en l'aidant à acquérir plus de 3 millions de moustiquaires imprégnées d'insecticide (ITN). 

Si le Fonds mondial a arrêté de le soutenir en 2012, c'est parce que le Congo a été classé "pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure" par la Banque mondiale. En clair, le Congo-Brazzaville avait à l'époque les moyens d'assurer désormais lui-même le financement de ses programmes de lutte contre le paludisme.

La crise provoque le retour de l'aide

Mais depuis la fermeture du robinet des financements internationaux, le pays traverse une terrible économique. A tel point que la république du Congo a été reclassée par la Banque mondiale plus bas, ce qui lui permet d'être à nouveau éligible aux financements du Fonds mondial.

Le retour de cette organisation à son chevet est une bonne nouvelle à plus d'un titre.  D'abord parce que le Fonds mondial a débloqué immédiatement un financement pour l'acquisition des moustiquaires. Ensuite, parce que cette organisation va s'assurer de la réussite de la campagne de distribution de moustiquaires, avant de prolonger son aide financière. Et enfin parce que le paludisme est la première cause de mortalité chez les enfants congolais de moins de 5 ans, ainsi que la première cause de consultations, d’hospitalisations et d’absentéisme sur le lieu du travail et à l’école. Alors que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) invite toute la planète à faire beaucoup plus pour lutter contre le paludisme, la bataille est loin d'être gagnée !