Le Centre Pasteur du Cameroun se dote d’un laboratoire à la pointe de la recherche sur le paludisme

Au Cameroun, où les décès dûs au paludisme augmentent, les autorités viennent de mettre en place une unité de recherche sur cette maladie au Centre Pasteur de Yaoundé.

Arnaud Ntchapda
Rédigé le , mis à jour le
La recherche s'accélère contre le paludisme
La recherche s'accélère contre le paludisme

Le Cameroun apporte sa pierre à la science. Pour mieux lutter contre le paludisme, le Centre Pasteur du Cameroun (CPC) vient de se doter d’un laboratoire de paludologie et d’insectarium. Cette unité de recherche devrait permettre d'étudier les moustiques capables de transmettre des maladies à l'homme mais aussi d'expérimenter des traitements contre cette maladie qu'on appelle aussi malaria. 

L'inauguration de cette unité de recherche est une bonne nouvelle, quand on sait que le pays est durement affecté par ce mal. Avec plus de 11 millions de cas enregistrés en 2020, le Cameroun est classé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) parmi les 11 pays les plus touchés par le paludisme. Ce qui représente, d'une certaine manière, un vivier évident pour la recherche. 

Vers un médicament efficace ?

Pour s’inscrire dans la marche mondiale de la recherche, cette nouvelle unité du CPC de Yaoundé devra sans doute étudier la résistance des parasites aux traitements antipaludéens. Alors que le déploiement du premier vaccin contre le paludisme commence timidement en Afrique, ce laboratoire de paludologie et d’insectarium pourra peut-être participer à la découverte d'un nouveau médicament révolutionnaire. Ou tout simplement confirmer que le CPC est toujours l'un des principaux acteurs de la recherche en Afrique centrale.