Le diastesis concerne de 30 à 50% des femmes ayant eu un enfant (Image d'illustration)
Le diastesis concerne de 30 à 50% des femmes ayant eu un enfant (Image d'illustration)

Grossesse : le diastesis recti, un relâchement des muscles à ne pas négliger

Lors d'une grossesse, les muscles de l'abdomen sont soumis à rude épreuve. Et parfois, ils ont du mal à guérir d'eux-mêmes, même après l'accouchement. On parle alors de diastesis recti. AlloDocteurs Africa vous en dit plus sur cette "pathologie"?

Alicia Mihami
Rédigé le , mis à jour le

Attention à vos abdos ! La ceinture abdominale joue un rôle très important dans l'équilibre de notre corps. Et elle peut être mise à rude épreuve par la vie. Au cours d'une grossesse notamment, les muscles abdominaux sont amenés à se détendre pour permettre au foetus de se développer. Et dans certains cas, une fois l'accouchement passé, les muscles peinent à reprendre leur place. On parle alors de diastesis recti, ou diastesis des grands droits. 

Concrètement, en temps normal, les parties droite et gauche muscles abdominaux sont jointes au niveau de la ligne médiane (une ligne qui s'étend de la cage thoracique au pubis). Au cours de la grossesse la ligne médiane se détend pour permettre aux grands droits de laisser la place au bébé. Le diastesis recti survient le plus souvent au troisième trimestre, mais il n'est souvent diagnostiqué qu'après l'accouchement, lorsque que la mère garde un ventre de femme enceinte, même plusieurs mois après la naissance du bébé. 

Un phénomène commun

D'après les estimations du British Journal of Sports Medicine, le diastesis recti concernerait de 30 à 50% des femmes enceintes. Avec des conséquences multiples. Il y a bien sûr un aspect esthétique, mais le diastesis est aussi à l'origine de douleurs dans le bas du dos et de la ceinture pelvienne. Des incontinences et des problèmes de constipation peuvent aussi survenir voire une hernie ombilicale, c'est-à-dire une boule qui contient de la graisse ou de l'intestin et qui est souvent douloureuse. 

Malgré la forte prévalence du diastesis, peu de femmes sont au courant de son existence et subissent les conséquences sans aucune aide de médicale. Pourtant, il existe des solutions, notamment la rééducation, une étape importante du post-partum qui est trop souvent négligée. La rééducation abdominale doit se faire en parallèle de la rééducation du périnée. Dans certains cas de diastesis particulièrement avancés, une reconstruction chirurgicale peut être envisagée. Mais plutôt que de chercher à la réparer, il faudrait surtout protéger sa ceinture abdominale : les femmes en borne forme physique, avec des muscles abdominaux toniques avant leur grossesse, ont bien moins de risques de souffrir de diastesis.