En Guinée, le gouvernement interdit la commercialisation d'alcools en sachet

En Guinée, le gouvernement a interdit la vente de plusieurs marques de bières en sachet, jugées dangereuses car frelatées ou périmées.

Mamadou Oury Diallo
Rédigé le , mis à jour le

Le marché guinéen est inondé d'alcools frelatés et de boissons périmées. C'est pour mettre fin à cette situation que le gouvernement guinéen a décidé d'agir en interdisant la vente et la consommation de plusieurs boissons frelatées. Au premier rang des interdictions, on trouve une dizaine de boissons alcoolisées en sachet. 

Dans un communiqué conjoint des ministres de l'Intérieur et du Commerce, le gouvernement indique que la prolifération d'alcools frelatés comporte des risques sanitaires élevés à l'endroit des consommateurs. "Cet état de fait dangereux pour la santé de nos populations nécessite la prise des décisions urgentes et actives" peut-on lire dans le communiqué conjoint.

De graves risques pour la santé

Les conséquences de la consommation d'alcool en sachet peuvent être très grave. Selon les détracteurs des alcool en sachets, l'emballage en plastique est inapproprié pour les liqueurs et spiritueux. L'exposition prolongée au soleil du contenant et son interaction avec le contenu dégraderait la qualité du breuvage. Les services de santé estiment que l'emballage, fait à base de méthanol, agit sur le foie, l’estomac, la gorge et saoule plus vite que les autres boissons en raison de son pourcentage d’alcool très élevé.

La consommation de ces boissons causerait également des cirrhoses du foie, des ulcères gastriques, des insuffisances rénales ou encore des problèmes neurologiques. En 2017, l'OMS, plaçait la Guinée à la 46ème place (sur 49 sondés) des pays africains consommateurs d'alcool. Toujours selon l'OMS, en 2018, les Guinéens âgés de plus de 15 ans consomment en moyenne 300 millilitres d'alcools par an. Un chiffre assez faible comparé à d'autres pays, mais quand l'alcool est frelaté, peu importe la quantité : en boire c'est se mettre en danger.