Avec les moustiquaires imprégnées, le Congo-Brazzaville va pouvoir lutter contre le paludisme
Avec les moustiquaires imprégnées, le Congo-Brazzaville va pouvoir lutter contre le paludisme

Eave Tube : une nouvelle arme contre le paludisme en Côte d'ivoire ?

En Côte d'ivoire, un nouvel outil baptisé Eave Tube permet de lutter contre les moustiques du genre Anopheles qui transmettent le paludisme.

Badr Kidiss
Rédigé le , mis à jour le

Eave Tube. Son nom ne vous dit peut-être rien, mais ce nouveau piège à moustiques se montre particulièrement efficace en Côte d'ivoire. Expérimenté dans 40 villages de la région du Gbêkê, Eave Tube a permis de réduire de 38% le nombre de cas de paludisme. 

Placé aux bords des toits de maisons, cet outil qui ressemble à un tube est capable d'exploiter la préférence des moustiques du genre Anopheles à se faufiler par le petit espace qui sépare le toit des murs. Comme il y a un flux d'air qui passe à travers du tube, il attire les moustiques avec les odeurs humaines venant de l'intérieur de la maison. Par la suite, les moustiques sont bloqués et tués par un grillage traité avec des insecticides spéciaux sous forme de poudre lorsqu'ils essaient d'entrer dans la maison par le tube.

Vers une utilisation dans tout le pays ?

Né d'une recherche financée par la Fondation Bill and Melinda Gates, Eave Tube s'impose comme un véritable complément aux outils actuels de lutte contre les moustiques qui peuvent transmettre le paludisme (utilisation de moustiquaires imprégnées d'insecticides, pulvérisation d'insecticides et destruction des lieux de reproduction des moustiques), une maladie qui touche plus de 200 millions de personnes chaque année. Et comme l'Institut national de santé publique (INSP) s'est dit satisfait des premiers résultats de l'expérimentation d'Eave Tube, tout laisse croire que ce nouveau piège à moustiques sera bientôt utilisé dans tout le territoire ivoirien.  

Grâce à l’appui de certains partenaires comme le Fonds mondial qui vient de débloquer 14 milliards pour la lutte contre le paludisme, la tuberculose et le sida, les efforts du gouvernement ivoirien ont permis de réduire drastiquement le nombre de cas entre 2015 et 2017. Alors que la Côte d’Ivoire était classée à la 6e place des pays où sévit le plus le paludisme en 2015, le pays est passé à la 15e place en 2017. Avant d'éradiquer définitivement la maladie ? C'est tout ce que l'on espère...