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Cancer : des médicaments moins chers pour l'Afrique

Alors que le nombre de nouveaux cas de cancers ne cesse d'augmenter en Afrique, de nombreux pays du continent vont pouvoir bénéficier de médicaments moins chers pour lutter les différents types de cette maladie.

Badr Kidiss
Rédigé le , mis à jour le

1 million. C'est le nombre de cancers diagnostiqués sur le continent africain en 2018, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Si aujourd'hui, la radiothérapie et la chimiothérapie peuvent guérir près de 50 % des cancers et diminuer les souffrances des personnes atteintes d'une forme avancée du cancer, ces traitements sont difficilement accessibles chez nous. 

Si notre continent a déclaré depuis peu la guerre au cancer, il multiplie aussi ses efforts pour élargir l'accès aux soins. L'American Cancer Society (ACS) et la Clinton Health Access Initiative (CHAI) viennent d'annoncer des accords avec les sociétés pharmaceutiques Pfizer, Novartis et Mylan pour faciliter l'accès à 20 traitements dédiés aux malades du cancer en Afrique et en Asie. 

Des médicaments moins chers pour les cancers les plus mortels

Ces médicaments, qui seront disponibles à petit prix sur le marché africain, peuvent traiter 27 types de cancer et offrent un traitement de chimiothérapie complet pour les trois cancers qui tuent le plus sur notre continent : les cancers du sein et du col de l'utérus pour la femme, et le cancer de la prostate pour l'homme. Des maladies qui peuvent être évitées grâce à la vaccination et le dépistage. 

Mais toute l'Afrique ne va pas profiter de ces accords qui rendent de nombreux traitements moins chers. Seulement 23 pays du continent sont concernés :  Afrique du Sud, Botswana, Cameroun, Eswatini, Éthiopie, Ghana, Côte d'Ivoire, Kenya, Lesotho, Liberia, Malawi, Mali, Mozambique, Namibie, Nigeria, Rwanda, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, Tanzanie, Ouganda, Zambie et Zimbabwe. Pourtant, si toute l'Afrique ne s'engage pas dans la lutte contre le cancer, les nouveaux cas pourraient doubler d'ici 2040, selon les estimations de l'OMS.