La filariose lymphatique est l'une des maladies "négligées" les plus fréquentes en RDC (photo d'illustration)
La filariose lymphatique est l'une des maladies "négligées" les plus fréquentes en RDC (photo d'illustration)

En RD Congo, la difficile lutte contres les maladies "négligées" à l'ère du Covid-19

En Afrique, au moins 600 millions de personnes sont touchées par des maladies tropicales négligées. Loin d'y échapper, la République démocratique du Congo (RDC) a même vu la majorité de ses programmes de lutte contre les MTN ralentir ou suspendre leurs activités en raison du Covid-19.

Arnaud Ntchapda
Rédigé le , mis à jour le

Le combat se complique, mais il continue. Alors que les cinq programmes nationaux de lutte contre les maladies tropicales négligées avancent au ralenti en raison du Covid-19, la République démocratique du Congo (RDC) multiplie ses efforts pour s'en débarrasser. 

"Douze maladies tropicales négligées sont endémiques. Il s’agit notamment de la filariose lymphatique, les géo helminthiases, l’onchocercose, la schistosomiase, le trachome, la dracunculose, la lèpre, la peste, le pian, la rage, la trypanosomiase humaine africaine et l’ulcère de Buruli", avait récemment expliqué l'ancien ministre de la santé, Eteni Longondo, qui vient tout juste d'être remplacé par Jean-Jacques Mbungani. 

Pourtant, au moins quatre de ces maladies peuvent être prises en charge par chimioprévention dans le cadre de campagnes d’administration massive de médicaments. Ces maladies sont :

  • la filariose lymphatique
  • l’onchocercose
  • la schistosomiase
  • les géohelminthiases
  • le trachome

Une campagne de distribution de médicaments

Pour intensifier ses efforts contre les MTN, le gouvernement de la province du Maï-Ndombe, qui est l'une des plus touchées au pays, a lancé une campagne de distribution de médicaments contre ces maladies délaissées. Prévue pour durer deux semaines, cette campagne concerne les enfants âgés de 5 à 14 ans.

Une bonne initiative, quand on sait que les programmes nationaux de lutte contre les MTN ont connu un coup de frein à l'heure où le pays est aux prises avec plusieurs épidémies de coronavirus, tuberucolose, choléra et paludisme. Rappelons qu'en 2019, plus de 1 million de Congolais ayant besoin de traitement n’ont pas été pris en charge.