Le dépistage du VIH reste compliqué en Afrique
Le dépistage du VIH reste compliqué en Afrique Image d'illustration

Le VIH recule au Cameroun

Le nombre des contaminations au VIH/Sida diminue au Cameroun, mais la prise en charge des malades souffre de la pandémie.

Arnaud Ntchapda
Rédigé le , mis à jour le

Les chiffres sont encourageants. Le nombre de contaminations au VIH/SIDA est en baisse constante au Cameroun ! Entre 2004 et 2020, le taux de prévalence du VIH est passé d'environ 5% à moins de 3% chez les 15-49 ans. Une nouvelle encourageante, qui a été dévoilée lors de la première réunion du comité national de lutte contre le SIDA le 1er septembre dernier à Yaoundé.

Les résultats de l’enquête indiquent que le nombre des nouvelles infections par an est passé de près de 48.000 à un peu plus de 11.000. Une performance attribuée au Plan Stratégique National (PSN) de lutte contre le VIH/SIDA et les IST. Mais ces chiffres sont à nuancer : le dernier rapport du Fonds mondial, la tuberculose et le paludisme, fait état d’une prise en charge difficile, freinée par la pandémie de Covid-19.       

Des soins compliqués par le Covid-19

La pandémie de Covid-19 a fortement mis à mal la lutte contre ces maladies, entre les confinements à répétition et la peur de se rendre dans des centres de soins. Le Fonds mondial évoque d’importantes baisses d'activité des services de dépistage et de prévention du VIH pour les populations vulnérables. 

Le nombre de personnes testées et traitées pour la tuberculose, particulièrement dans les programmes de lutte contre la tuberculose résistante aux médicaments, est lui aussi en baisse. Le nombre de traitements administrés aux mères pour empêcher la transmission du virus à leur bébé a lui aussi reculé. 

Le dépistage du VIH/SIDA a globalement fléchi de 22% cette année, retardant le début des traitements dans la plupart des pays. Une tendance inquiétante, qui pourrait avoir de lourdes conséquences à long terme sur la santé des populations des pays les plus touchés par de grandes épidémies comme le SIDA ou le paludisme